Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil se caractérise par des arrêts ou des diminutions répétés de la respiration pendant la nuit. Pendant le sommeil, les muscles de la gorge se relâchent et la langue recule : le passage de l’air se rétrécit, voire se ferme, plusieurs fois par heure.
Ces pauses respiratoires fragmentent le sommeil, souvent sans que la personne en ait conscience. Non traitée, l’apnée du sommeil favorise notamment l’hypertension et les maladies cardiovasculaires, et la somnolence qu’elle entraîne augmente le risque d’accident.
Les signes qui doivent alerter
- un ronflement fort et régulier ;
- des pauses respiratoires constatées par l’entourage, parfois suivies d’une reprise bruyante ;
- une fatigue au réveil, une somnolence dans la journée ;
- des maux de tête le matin, des difficultés de concentration ;
- des réveils fréquents la nuit, parfois pour uriner.
Si vous vous reconnaissez dans ces signes, parlez-en à votre médecin traitant.
Le diagnostic : un examen du sommeil
Le diagnostic d’apnée du sommeil est posé par un médecin, le plus souvent un pneumologue, un ORL ou un cardiologue formé au sommeil, grâce à un enregistrement de la respiration pendant la nuit (polygraphie ou polysomnographie). Cet examen mesure la sévérité de l’apnée et oriente le traitement.
Selon les cas, le médecin peut proposer un appareil à pression positive continue (un masque relié à une petite machine qui envoie de l’air), une orthèse d’avancée mandibulaire, ou d’autres mesures (perte de poids, position de sommeil…).
Comment fonctionne l’orthèse ?
L’orthèse d’avancée mandibulaire se compose de deux gouttières sur mesure, l’une pour les dents du haut, l’autre pour celles du bas, reliées entre elles. Portée la nuit, elle maintient la mâchoire inférieure légèrement avancée. La langue et les tissus de la gorge sont ainsi tirés vers l’avant, ce qui libère le passage de l’air.
Elle peut être proposée, sur indication du médecin, dans certaines formes d’apnée du sommeil, ou lorsque l’appareil à pression positive continue n’est pas toléré.
Le rôle du chirurgien-dentiste
Le chirurgien-dentiste intervient une fois l’orthèse prescrite :
- Le bilan bucco-dentaire : l’orthèse prend appui sur les dents. Il faut donc des dents en nombre suffisant, des gencives saines et des articulations des mâchoires sans problème particulier. Si des soins sont nécessaires, ils sont réalisés au préalable.
- Les empreintes des deux mâchoires, à partir desquelles l’orthèse est fabriquée sur mesure par un laboratoire.
- La pose et le réglage : l’avancée de la mâchoire est augmentée progressivement, au fil de quelques rendez-vous, jusqu’à trouver le réglage qui concilie efficacité et confort.
- Le contrôle de l’efficacité : un nouvel examen du sommeil est en général prescrit par le médecin pour vérifier que l’orthèse corrige bien les apnées.
Effets indésirables et suivi
Les premières semaines, il est fréquent de ressentir une salivation plus abondante, une sensibilité des dents ou une tension des mâchoires au réveil. Ces gênes sont le plus souvent passagères.
À long terme, le port de l’orthèse peut modifier légèrement la position des dents ou la façon dont elles s’emboîtent. C’est pourquoi un suivi régulier est nécessaire, au cabinet pour les dents et l’orthèse, et chez le médecin pour l’apnée.
Coût et prise en charge
Lorsqu’elle est prescrite à la suite d’un diagnostic d’apnée du sommeil, l’orthèse d’avancée mandibulaire peut être prise en charge par l’Assurance maladie, selon des conditions précises. Une partie des frais peut rester à votre charge selon votre complémentaire santé. Lorsqu’elle est utilisée contre un ronflement simple, sans apnée, elle n’est pas remboursée.
Un devis vous est remis avant la réalisation de l’orthèse.
L’orthèse au cabinet de la rue Jouffroy d’Abbans
Le Dr Baruk Abessera, chirurgien-dentiste installé dans le 17e arrondissement de Paris depuis 1993, réalise des orthèses d’avancée mandibulaire sur prescription médicale. Il en assure le réglage et le suivi, en lien avec le médecin qui suit votre apnée du sommeil.
Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation. Le diagnostic et le choix du traitement de l’apnée du sommeil relèvent d’un médecin ; seul un examen bucco-dentaire permet de vérifier si une orthèse est adaptée à votre situation.
Questions fréquentes
Comment savoir si je fais de l'apnée du sommeil ?
Certains signes doivent alerter : un ronflement fort, des pauses respiratoires remarquées par votre entourage, une fatigue ou une somnolence dans la journée, des maux de tête au réveil. Seul un examen du sommeil, prescrit par un médecin, permet de poser le diagnostic. Parlez-en à votre médecin traitant.
Faut-il une ordonnance pour une orthèse d'avancée mandibulaire ?
Oui, en cas d'apnée du sommeil. Le diagnostic est posé par un médecin à la suite d'un examen du sommeil, et c'est lui qui prescrit l'orthèse. Le chirurgien-dentiste vérifie ensuite que l'état des dents et des mâchoires permet de la porter, puis la réalise et la règle.
L'orthèse est-elle inconfortable ?
Une période d'adaptation de quelques jours à quelques semaines est habituelle. Une salivation plus abondante, une sensation de tension dans les dents ou les mâchoires au réveil sont possibles ; elles s'atténuent en général avec le temps. L'avancée est réglée progressivement pour concilier efficacité et confort.
L'orthèse peut-elle traiter le ronflement seul ?
Elle peut réduire le ronflement. Mais un ronflement important doit d'abord faire l'objet d'un bilan médical, car il peut être le signe d'une apnée du sommeil. Lorsqu'il n'y a pas d'apnée, l'orthèse n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie.
L'orthèse est-elle remboursée ?
Lorsqu'elle est prescrite pour une apnée du sommeil diagnostiquée, l'orthèse d'avancée mandibulaire peut être prise en charge par l'Assurance maladie, sous conditions. Un devis vous est remis avant sa réalisation pour connaître votre éventuel reste à charge.
Page rédigée sous la responsabilité du Dr Baruk Abessera, chirurgien-dentiste.